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lundi 6 avril 2015

Orgueil et préjugés

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen - 369 pages (dans mon édition)



En Angleterre, dans la société provinciale guindée, fière de ses privilèges et de son rang social, Mrs. Bennet, mère de cinq filles, veut à tout prix les marier... Elle n'hésite pas à faire la cour à son nouveau voisin, Mr. Bingley, jeune homme riche qu'elle aurait aimé donner comme époux à sa fille aînée Jane. S'ébauche une idylle entre Jane et Mr. Bingley, qui pourrait bien aboutir à un mariage. Elizabeth, sœur cadette de Jane, se réjouit de cet amour naissant. Mais c'est sans compter le dédain et la méfiance de l'ami intime de Bingley, Mr. Darcy qui, n'appréciant pas les manières de Mrs. Bennet et de ses filles, empêche Bingley de se prononcer. Elizabeth de tempérament fort et franc, consciente de la valeur et du mérite de son milieu, affronte Mr. Darcy...



 
Les personnages
 
Elizabeth : Je trouve que son caractère, à la fois espiègle, effronté et plein de défi, mais en même temps bridé par les règles de vie de la société, tout ce caractère-là est vraiment bien cerné. A l'inverse de sa mère, elle est calme et réfléchie, mais contrairement à sa sœur ainée, elle a une opinion sur tout et critique les gens qu'elle n'aime pas, sait distinguer une hypocrite d'une fille aimable... Bien sûr Elizabeth n'est pas parfaite : elle a jugé beaucoup de personnes trop vite, et c'est autour de ces jugements que tourne l'histoire (ben oui : "Orgueil et préjugés").
 
Jane : Elle est l'ainée de ses cinq sœurs, et a un caractère assez réservé, bien que toujours joyeux et enjoué. Elle est la personne la plus aimable qu'Elizabeth connaisse. Pourtant, sa réserve et sa pudeur par rapport à ses sentiments vont entrainer des malentendus et des pertes idiotes. Jane est la confidente d'Elizabeth, et vice-versa. Considérée comme un vraie beauté par sa mère est les gens des environs, on ne la décrit pourtant pas physiquement dans le livre (on ne décrit en fait aucun des personnages autrement que sur leur caractère).
 

dimanche 8 mars 2015

La colline aux coquelicots

La colline aux coquelicots - Goro Miyazaki

 
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.
 
 
 
Je vous présente ce superbe film japonais pour plusieurs raisons :
  • Je suis une grande fan des films japonais du style de Miasaki (j'adore toute la poésie présente dedans)
  • J'ai beaucoup aimé les personnages dans "La colline aux coquelicots"
  • J'adooooooore les histoires de secrets de famille.
Donc voilà : à partir de ces trois points, je vais essayer de vous faire aimer (et regarder) ce film, sans trop vous raconter l'histoire.
 

jeudi 26 juin 2014

Nos étoiles contraires



Je mourais d'envie de lire le livre "Nos étoiles contraires" (de John Green), mais je n'en ai jamais eu l'occasion. Par contre, le film tiré de ce livre est sorti il y a une semaine environ. J'ai entendu tellement de gens le trouver magnifique que je suis allée le voir avec des copines.
C'est vrai qu'il est superbe. Touchant et tout.
C'est juste MAGNIFIQUE. Les émotions sont extrêmement bien exprimées, l'histoire est sublime... C'est tellement beau.
Shailene Woodley joue super bien, comme je l'ai dit dans ma critique du film Divergent. Et Ansel Elgort a aussi un énorme talent. C'est d'ailleurs dommage qu'on ne l'ai pas vu un peu plus dans Divergent. Mais il occupe un rôle tellement important dans Nos étoiles contraire (The fault in our stars) que c'est assez bien rattrapé.

Je ne vais pas vous résumer l'histoire, ce serait nul par rapport au film. Je vais juste vous donner un conseil : allez le voir en VO et profitez.


 
 

dimanche 30 mars 2014

La Sélection

 
La Sélection - Kiera Cass

(Juste pour vous prévenir, je décide "d'organiser" un peu moins mes critiques. Je veux que mes phrases viennent comme ça, sans être classées dans une catégorie...)



Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l'oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles: la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...



 
J'ai trouvé ce livre magnifique. Je suis en train de lire le tome 2, et le suspense est toujours présent. Bien sûr, on se doute un peu de ce qui se passera à la fin (et encore). Bien sûr, en lisant le résumé on croit à une histoire répétitive, comme beaucoup d'autres, un peu à l'eau de rose et ennuyante... Mais pas du tout ! Non seulement, America doit choisir entre deux garçons, mais elle doit aussi supporter la pression de la téléréalité, la concurrence avec les autres filles, les feintes de Celeste (la pire ennemie d'America), son cœur qui balance, sa famille qui lui manque. Elle doit faire attention à son image, être toujours séduisante, jolie, drôle, en forme...
Ce livre nous tient en haleine. Son point fort : sa magnifique couverture qui intrigue (on ne voit pas totalement le visage de la jeune fille et on ne sait pas trop quelles sont les silhouettes autour d'elle) et qui attire (une jolie couleur, une robe comme beaucoup de filles rêvent de porter, de la lumière dans le haut et du sombre en bas)... Cette couverture est superbe, chapeau à ceux qui l'ont créée.
Son deuxième point fort : l'idée de départ. Entre moyen âge et science-fiction, entre princesses pailletées et téléréalité cruelle, entre un jeune homme pauvre et un prince trop sérieux... Les oppositions sont très bien trouvées et l'auteure joue très bien avec.
Ce livre m'a émue et, après avoir lu la dernière page, je me suis immédiatement demandé comment j'allais me procurer le tome 2.

Vous vous identifierez d'office à America, qui est arrivée par hasard dans cette Sélection, mais qui s'est finalement laissée prendre au jeu. Elle hésite à se faire des amies parmi les concurrentes, elle n'ose pas s'attacher au prince, elle ne sait plus quoi penser...
J'ai adoré. Je vous le conseille fortement. Même si vous n'êtes pas fan de SF (il n'y a ni aliens ni clones). Même si vous n'aimez pas les princesses et les grandes robes (c'est beaucoup plus subtil que cela).

Extraits :

"- Et moi, pourquoi me garder ?
- America, je croyais avoir été clair sur ce point.
Maxon laisse échapper un soupir et prend délicatement mon visage entre ses paumes. Quand je lève la tête, il passe aux aveux.
- Si les choses n'étaient pas aussi compliquées, j'aurais déjà annulé la Sélection depuis longtemps. Mes sentiments ne sont plus un mystère pour moi. Peut-être est-ce irréfléchi de ma part de me lancer ainsi tête baissée, mais je suis certain que je serais heureux avec vous."

"Il prend mon visage entre ses mains, je plonge mon regard dans le sien et la machine s'emballe. Nous échangeons un baiser et j'oublie aussitôt le reste. La sélection, les soucis de ma famille... j'oublie jusqu'à Illéa. Seul Aspen compte en cet instant, ses mains le long de mon dos, son souffle sur ma nuque... Je caresse ses cheveux encore mouillés - il prend une douche le soir, au retour du travail - et je glisse mes doigts dans ses boucles brunes. Il sent le savon, celui que fabrique sa mère dans sa cuisine. Cette odeur j'en rêve la nuit..."

Voilà voilà !

Je vous donne la suite :



Voilà les deux tomes déjà sortis en français.
Et voici le dernière tome.












 
 
Ici, on aperçoit tout le visage de l'héroïne. Et d'ailleurs, je la trouve très jolie !
 
 
 

Conclusion :


vendredi 12 juillet 2013

Kivousavé

"Kivousavé" de Béatrice Hammer.
(Editions du Rouergue - 286 pages)




http://p8.storage.canalblog.com/86/99/457293/39784805.jpg
 «Qui-vous-savez», sa grand-mère en parle à voix basse quand elle prend le thé avec ses copines. Au début, elle croit que ça s'écrit Kivousavé, que c'est le nom d'une princesse japonaise. Mais un jour, cachée derrière la porte, elle surprend une conversation : «Décidément, cette petite tient beaucoup de Kivousavé», dit l'une. «Il n'y a pas de miracle, les chiens ne font pas de chats», répond l'autre. Alors elle comprend. Kivousavé, celle dont on ne parle qu'à voix basse, c'est sa mère. Une mère qu'elle croyait morte. Une mère qui est vivante. Qui l'a abandonnée quand elle avait deux ans. Comment la retrouver ? Pourquoi lui a-t-on menti ? Quels secrets lui a-t-on cachés ? Est-ce vrai qu'elle lui ressemble ?
Kivousavé est le roman d'une révolte, la lutte d'une adolescente pour la vérité et la liberté.



Mon résumé 

Une jeune fille vit avec son père et sa grand mère. Elle est coincé entre sa grand-mère sadique et son père impuissant. On lui a dit que sa mère était morte. Mais un jour, elle découvre que c'est faux. Sa mère n'est pas morte, elle est partie ! Elle va tout faire pour retrouver cette mère, Kivousavé. Et en cherchant, elle va mettre un peu de douceur dans sa vie, en rencontrant des personnes moins méchantes que sa grand-mère. Grâce à  sa mère, sa vie va devenir un peu meilleure, même si elle ne la retrouvera pas tout de suite... Mais, est-elle sûre de connaitre la vérité à propos de sa mère ?
Personnages et caractères 

L'héroïne (on ne connait même pas son nom !) 
Je trouve qu'elle a une manière de parler qui fait plus jeune que son âge. Elle est révoltée contre sa grand-mère sadique, contre son père, contre sa mère partie, contre tout, contre sa vie. Elle écrit dans un carnet, et elle parle en fait à sa mère disparue. C'est assez spécial... 
La Vieille (la grand-mère)
 Elle est injuste et méchante avec sa petite fille, puis elle dit que c'est pour son bien. D'après l'héroïne, c'est à cause d'elle que Kivousavé est partie. Parce qu'elle surveillait tous les agissements de son fils, et qu'elle détestait Kivousavé. Cette vieille femme est sadique et fouineuse, elle lit le carnet de l'héroïne et corrige les fautes d'orthographe, juste pour la faire enrager. Elle voit que l'héroïne préfère un pantalon plus que les autres, alors elle le met à la machine pour qu'il déteigne. On ne peut faire autrement que de la détester.
Le père 
 L'héroïne le trouve lâche à pleurer, mais il est surtout impuissant face à sa mère trop fouineuse et protectrice. Il n'a jamais réussi à se faire sa vie à lui. Il vit toujours chez sa mère, et l'héroïne en souffre. Il est souvent du même avis que sa mère, même si celui-ci est injuste. Les seuls moments où il est gentil, c'est quand il sort avec sa fille pour promener le chien de la vieille. 

L'histoire

Ce livre se lit assez vite. Il n'est pas trop mal... Bon, le fait d'essayer de retrouver un membre de la famille qui a disparu, ça a déjà été visité. Mais après, ce sont les autres petites choses qui arrivent qui sont plus intéressantes : l'héroïne tombe amoureuse, elle essaye, de le cacher à la vieille, elle se lie à une collègue de son père, qui lui apprends ce que c'est la vraie vie, elle commence à adorer les maths...
Ce qui m'a plu : les sentiments plutôt bien représentés, la méchanceté de la Vieille qui est parfaitement... méchante, le caractère du père qui est tout à fait possible, les aventures qu'a l'héroïne.
Ce qui m'a moins plu : l'admiration sans frontière que porte l'héroïne à sa mère... alors qu'elle ne la connait même pas ! Mais ce n'est pas la plus dérangeant. Ce qui m'a le plus gênée, c'est qu'il n'y a aucun dialogues ! Je vous le montre avec l'extrait.
   
Extrait 

Dans la rue il faisait très froid, j'ai dit à papa ne t'en fais pas, on va se tenir par la main et puis courir un peu, ça va nous réchauffer. On a joué à s'attraper, le parc était désert, évidemment avec ce froid, les gens restent chez eux, du coup on avait  l'impression d'être ailleurs, j'ai dit à papa raconte moi l'histoire de la sorcière, quand elle a capturé les deux lutins, et on a inventé la suite, la sorcière les avaient enfermé dans une cage, mais ils découvraient un passage, une trappe secrète qui les conduisait dans un autre monde, un peu comme Alice derrière le miroir. 

  Conclusion : 

mercredi 10 juillet 2013

Tour B2 mon amour

"Tour B2 mon amour" de Pierre Bottero.
(Editions Flammarion - 151 pages)




"Un coup frappé à la porte. Un surveillant entra. Je vous amène la nouvelle élève, elle s'était égarée dans les couloirs... La fille pénétra dans la, classe. C'était elle, bien sûr, pensa Tristan. Comme si tout était écrit à l'avance. Je le crois pas ! tonitrua Said. Tristan a flashé sur cette meuf ! Un silence total s'abattit sur la classe. Tristan avait une drôle de boule nouée à l'intérieur du ventre. Une boule faite d'un sentiment étrange qu'il n'avait pas envie, d'analyser. Pas encore."
 Dans la rue de Vienne où se dresse la tour B2, un premier amour s'écrit sur le béton.


 Mon résumé
Tristan vit dans la banlieue de Vienne, avec seulement sa mère. Son père est parti. Il a quelques copains, mais il est très influençable et il essaye juste de se fondre dans un moule. Il essaye de se cacher derrière l'image du gars dur et macho, pour plaire à ses copains. Seulement, le jour où il donne rendez-vous à son copain Mourad pour refuser sa proposition (livrer de la drogue), il rencontre un jeune fille assez singulière : Clélia. Sur le moment, il la trouve juste bizarre. Mais quand cette jeune fille atterrit dans le même classe que lui, il commence un peu à faire sa connaissance. Malgré les huées de ses copains et l'image à laquelle il tient, il va se lier d'amitié avec Clélia. D'amitié ? Seulement ?
Personnages et caractères  
Tristan
Il veut faire le dur, le macho, le blasé, pour plaire à ses copains, mais au fond de lui, il est autre chose. Il ne veut pas se résoudre à l'idée que deux sorties seulement s'opposent à lui : la drogue ou le chômage. Il ne veut pas penser qu'il est fichu, juste parce qu'il est né dans la cité. Quand il se lie avec Clélia, il rejette un peu ses copains. Mais, cela va lui revenir en pleine face. Au risque de gâcher sa nouvelle amitié ?
Clélia
Elle vivait dans un petit village, où son seul ami était un arbre, où elle ne sortait pas de ses poèmes et de ses bouquins. Mais elle a déménagé en ville, et elle se sent perdue. Elle se moque du regard et des remarques des autres. Elle met une veste de papy pour aller à l'école. Elle parle avec des mots compliqués, comme dans ses romans. Pour tout le monde, ce comportement est très bizarre. Sauf pour Tristan, qui voit plus loin que ces manières un peu étranges.
L'histoire (écrite en "il")
La liaison entre un jeune de banlieue et une jeune fille plongée dans ses livres, cela aurait pu être banal, presque barbant. Mais pas du tout. Ce livre se lit tout seul, et il y a quelques rebondissements. Tristan va être encore influencé par ses copains, sous peine de perdre Clélia...
Ce qui m'a plu : les références aux livres classiques, le caractère influençable de Tristan, les sentiments et émotions si bien représentés.
Ce qui m'a moins plu : le fait que la manière de parler de Clélia soit un peu trop poussée. Qui parle encore comme elle, surtout à son âge ?
Extrait 
- Je suis sincère. Je comprends volontiers que tu aies d'autres occupations et je suis capable de me débrouiller toute seule.
- Capable de te faire insulter bêtement et d'être ridicule, j'ai remarqué !
Clélia s'arrêta net et se planta devant lui. Elle ne lui arrivait guère plus haut que l'épaule mais la colère qui la faisait frémir gommait leur différence de taille.
- Tu es injuste, mesquin et blessant, lança-t-elle. Je ne vois pas en quoi je serais responsable des insultes que l'on m'adresse gratuitement ! Et pour ce qui est du ridicule, cela fait longtemps qu'il ne tue plus. Regarde-toi, tu es en parfaite santé !
Vous ne trouvez-pas que, à ce moment, Clélia fait un peu penser à Hermione ? C'est en tout cas l'impression que ça m'a donné. Je l'imaginais avec la voix d'Hermione.
Conclusion : 8/10
"Tour B2 mon amour" a été écrit par Pierre Bottero (oui, le Pierre Bottero) avant "La Quête d'Ewilan". "Tour B2 mon amour" a été un de ses tous premiers livres.


dimanche 16 juin 2013

Entre chiens et loups

"Entre chiens et loups" de Malorie Blackman (Éditions Macadam - 400 pages)



Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer.

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin.



J'ai vraiment dévoré ce livre (et je me suis léché les babines). C'est magnifique. Je n'aurais jamais pu imaginer un monde où les Blancs sont esclaves et opprimés, et les Noirs sont riches et ont le pouvoir. Ce n'est pas ce qui se passe vraiment sur Terre... Alors ça fait bizarre à se le faire rentrer dans la tête. Je trouve que Malorie Blackman a très bien écrit son livre, car on croit à son monde. On est avec les personnages (les voix de Callum et Sephy sont alternées), ils nous racontent leur histoire injuste. Autant pour l'un que pour l'autre. Callum, qui est Blanc, c'est un Nihil, est vu comme sournois, un voleur, un voyous, par les Noirs (les Primas). C'est très difficile de faire de bonnes études quand on est un Nihil. Mais Sephy, qui est amie avec un Nihil, est très mal vue aussi : autant par les autres Primas, car elle traine avec la "racaille", que par les Nihils, car elle fait partie de ceux qui les oppriment. 

Les deux jeunes se battent silencieusement contre cette société injuste et raciste. Même la justice, qui n'est constituée presque que de Primas, n'est pas juste pour les Nihils. Si un Noir est soupçonné d'avoir commis un meurtre, il sera d'office pendu. 
Un jour, Callum parvient à entrer dans le collège de Sephy, pour y faire ses études. Ils a brillamment réussi l'examen d'entrée. Mais les professeurs lui mènent la vie dure. Pour la même faute, une fille Nihil est renvoyée du collège, et un autre Prima s'en tire seulement avec un avertissement. Horrible ! 
Oui, dans ce livre, le racisme est un peu exagéré. Mais à peine !
Et ce qui est assez difficile, c'est d'imaginer les esclaves blancs et tous les ministres noirs. Quand j'imagine Sephy dans ma tête, je ne peux pas m'empêcher de la voir d'abord blanche, puis ensuite noire.
Malorie Blackman a eu une super idée "d'inverser" les rôles. On y croit, mais en même temps, ça perturbe et fait réfléchir.
J'ai vraiment adoré. Merci pour ce merveilleux livre !
Ah oui, une petite note de ma part (je fais du Latin à l'école) : "nihil", en Latin, veut dire "rien". Et "prima" veut dire "premier". Cela me choque encore plus de savoir qu'un être humain peut-être traité comme du rien. Du vide. Du néant.


Extrait : 
- Je peux t'embrasser ?
Mon sourire s'est effacé.J'ai froncé les sourcils.
- Quoi?
- Est-ce que je peux t'embrasser?
- Pourquoi?
- Pour voir ce que ça fait, a répliqué Callum.
Berk ! Double berk ! Mon nez s'est plissé malgré moi.
S'embrasser ? Pourquoi est-ce que mon meilleur ami avait tout à coup envie d'un truc aussi...débile?
- Tu en as vraiment envie ? ai-je grimacé.
Callum a haussé les épaules .
- Oui.
- Bon, d'accord.
Mon nez s'est de nouveau plissé.
- Mais faite vite !



Conclusion : 

Voici la couverture en une autre version...

mardi 28 mai 2013

Insoumise - Conquise

"Insoumise et Conquise" d'Ally Condie.

"Insoumise"

Hors de la Société, les règles sont différentes.
Reconnaître l'amour.
Découvrir la liberté.
Une rébellion est en marche...

En alternant les voix de Cassia et Ky, Ally Condie plonge dans l'intimité de ses personnages. 
Aux confins de la Société, rien ne se passe comme prévu : doubles jeux et trahisons redront leur parcours plus périlleux que jamais.


"Conquise"

La vie
L'amour
Seront-ils possibles 
Si la Société disparaît ?

Le Soulèvement tente de sauver une liberté à laquelle plus personne ne croyait. 
Pour Cassia, Xander et Ky, c'est enfin le moment de choisir.










Ces deux volet sont tout aussi bien que le premier, "Promise". Après une longue marche pour la liberté, et le choix, le trio va enfin avoir le droit de donner son avis. 

Je n'en dis pas plus. Suspens ! 

samedi 18 mai 2013

Le ciel est partout

"Le ciel est partout" de Jandy Nelson.

(Oui toute petite précision : à partir de maintenant, je recopie tel quel le résumé de la 4ème de couverture. Et s'il est insuffisant à mon goût, je complète avec mon avis à moi !)


Je suis censée pleurer la mort de ma soeur, pas tomber amoureuse...
Un amour brûlant, une perte dévastatrice,
Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa soeur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer ?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi ? De désirer Toby ?
Et comment ose-t-elle rire encore ?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver...
Un hymne à l'amour, à la vie, à la musique et à l'écriture !






J'ai trouvé ce livre vraiment super. Un livre pour adolescente, mais fort. Pas à l'eau de rose ou qui raconte une vie banale. Ici, c'est une vie banale bouleversée. Lennie se retrouve fille unique du jour au lendemain, elle qui est toujours restée dans l'ombre de sa soeur ainée, Bailey. Et maintenant, sans son modèle, sa confidente, sa soeur, comment va-t-elle faire ? Même à 19 ans, on a besoin d'une soeur. Surtout quand sa propre mère est partie. Surtout quand on tombe amoureuse du copain de cette soeur morte. Surtout quand le plus beau des garçons vous aime. Surtout quand la vie devient un enfer. Mais aussi quand elle devient rose. Parce qu'une soeur, c'est tout.
J'ai trouvé ce roman plein d'émotions, de questions et de justesse. Souvent, Lennie se remet en question, et a même honte d'elle. j'ai vraiment beaucoup aimé.
Pour les sentimental(e)s... et tous les autres !




mercredi 1 mai 2013

Pris entre deux feux

"Pris entre deux feux", de Alan Gibbons.

Rabia, une jeune fille de 16 ans, vit au Triangle, un quartier pakistanais de la ville d'Oakfield, en Angleterre. Mike a le même âge et vit dans un quartier difficile de Blancs, dans la même ville.
Un parti d'extrême droite veut expulser les musulmans, le père et le frère de Mike sont racistes envers les Pakistanais, le frère de Rabia traite tous les Blancs de "bourgeois racistes". Avec ces circonstances, Mike et Rabia n'auraient jamais dû se rencontrer, malgré leur goûts communs.
Et pourtant... A leurs risques et périls !



La première partie du roman est consacrée au tensions, aux injustices et à la haine qui s'installent peu à peu dans la ville. La deuxième partie parle de la rencontre entre Rabia et Mike, et de leur histoire. La troisième partie, c'est la fin et le dénouement (que je ne vais pas dévoiler !).
Ce livre est magnifique. Moi, qui d'habitude ne pleure pas très facilement, j'ai pleuré en le lisant. Une histoire d'amour qui vole en éclat à cause du désaccord entre les gens... ce n'est pas rien ! Les émotions des héros sont très forte, on vit, on vibre et on se révolte avec eux.


dimanche 28 avril 2013

Aussi libres qu'un rêve

Je viens tout juste de terminer un nouveau roman ;
"Aussi libres qu'un rêve", de Manon Fargetton.

Vers la fin du 21ème siècle, la société a beaucoup changé. Maintenant, votre métier est choisi en fonction du mois de votre naissance. Ainsi, si vous êtes nés en janvier, vous irez à l'école Janvier et serez acteur ou chanteur. Mais si vous êtes nés en décembres, vous apprendrez les métiers dont personne ne veut à l'école de Décembre.
Silneï et Silnöa sont deux soeur jumelles, et Silnöa est née le 31 décembre, dans les dernières minutes de la nuit, et sa soeur au tout début de janvier. Malgré leurs différences, leurs parents les élèvent pareillement. Mais aucune n'est heureuse de sa position. Silnöa, qui s'ennuie à l'école et n'a pas de copines, se console avec un ami virtuel, un certain N.
Silneï ferait tout pour ne pas être une élève-actrice.
Pourront-elles faire tomber cette loi des Dates de naissance, avec leur ami Kléano, un jeune Novembre qui veut faire de la chanson ?


Je trouve ce livre superbe. Plein d'émotions, un sentiment de révolte, de persévérence et d'acharnement. Pour la liberté de pensée et de mouvement.
L'auteur, qui a écrit ce livre assez jeune (18 ans), nous transporte dans cette société future, grâce à ses mots. On se sent proche des personnages, tout le long du livre.
Et j'admire énormément Manon Fargetton pour avoir réussi à publier si jeune. J'aimerais tant en faire autant, à mes 18 ans !




jeudi 25 avril 2013

Promise


"Promise", d'Ally Condie.
En fait, j'ai lu ce livre depuis longtemps, mais je viens juste de m'apercevoir que je ne l'ai pas présenté !


Cassia vit dans une société (future) où tout est géré et décidé par les Autorités. Ils décident avec qui vous vous mariez, quel est votre métier, à quel âge vous avez des enfants et... quand vous mourrez. Le jour de ses fiançailles, Cassia découvre que son Promis est en fait son meilleur ami d'enfance. Xander. Mais sur la carte le présentant, elle va voir une autre visage, un autre garçon. Ky, un garçon silencieux et discret, au passé bien mystérieux. Elle va en tomber amoureuse... et se rebeller avec lui. Tout ça va l'entrainer dans une aventure incroyable : être libre. Ou pas...

Ce livre est vraiment très chouette. Une société où les citoyens ne décident de rien, ne sont pas libres. Presque prisonniers.














Voici les deux autres livres de la trilogie : "Insoumise" et "Conquise".



lundi 11 mars 2013

La vie à reculons

"La vie à reculons", de Gudule.

Thomas est séropositif. C'est-à-dire qu'il a le SIDA. Il sait que sa vie sera plus courte que celle de ses camarades. Mais il essaye qu'elle soit normale. Ses parents ne le surprotègent pas. Heureusement. Mais les gens à l'école sont méchants ou méfiants. Il essaye alors de cacher sa maladie aux autres.
Un jour, il rencontre Elsa. C'est le coup de foudre entre eux deux. Celle-ci ne comprends pas sa réaction quand elle veut donner un bisous sur son poignet blessé. Enfin, elle comprend. Ses parents vont lui interdire de le revoir, de peur que leur fille devienne malade. Elsa et Thomas pourront-il se revoir, à l'abri des préjugés et des moqueries ?

Je trouve ce livre très bien car il parle du SIDA, et de ce qu'en pensent les gens (souvent à tort). Il parle du combat de Thomas pour vivre normalement malgré sa maladie. En fait, c'est un peu une sorte de Roméo et Juliette moderne, car les parents d'Elsa l'interdisent de revoir Thomas.
J'ai beaucoup aimé.

mercredi 6 mars 2013

La déclaration - L'histoire d'Anna

Voici un nouveau livre que j'ai beaucoup aimé :
"La déclaration - L'histoire d'Anna", de Gemma Malley.

Mon nom est Anna. Je ne devrais pas être là. Je ne devrais même pas exister, et pourtant j'existe.
Dans un futur proche (2140), les scientifiques ont trouvé un "remède" contre la mort. La Longévité. Les gens qui en prennent ne meurent plus. Mais comme la Terre est surpeuplée, chaque personne qui a un enfant doit arrêter la Longévité. Pour mourir. Une vie pour une autre.
Les personnes qui ne respectent pas cette loi sont punis, et leurs enfant sont Surplus. Anna en est une. Elle vit depuis toute petite à Grange Hal, avec d'autres Surplus. On leur apprends qu'il n'ont rien à faire sur Terre, qu'ils ont de la chance d'être où ils sont et qu'ils doivent détester leurs parents pour les avoir mis au monde. Anna, sage et obéissante va bientôt devenir Utile. Mais un nouveau arrive, il a le même âge qu'elle. Peter. Ce garçon si troublant et mystérieux affirme à Anna que son nom n'est pas Surplus Anna mais Anna Covey. Il veut s'enfuir avec elle pour retrouver ses parents.
Anna le suivra-t-elle à l'Extérieur où préférera-t-elle rester soumise toute sa vie, sous les ordre de Mme Pincens ?

Ce livre est vraiment bien. Il fait réfléchir sur la vie et la mort. Il m'a un peu fait penser à la 2ème guerre mondiale. Les juifs qui devaient se cacher. Les Surplus sont exterminé dans certains pays, domestiques dans d'autres.
En lisant ce livre, on réalise la chance qu'on a de vivre. Et de mourir.

Celui qui ne sais pas ce que c'est la vie, comment saura-t-il ce que c'est la mort ?”

Confucius. 

Ce livre a deux suites : "La résistance - L'histoire de Peter" et "La révélation".




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